Les
indicateurs : L’Eau |
|
Qu’est-ce qu’un décanteur-débourbeur
Depuis décembre 2005, l’aéroport Cannes-Mandelieu a mis en service un décanteur-déboubeur en bout de piste qui lui permet de traiter 100% de ses eaux pluviales et évite ainsi la pollution des eaux de baignade.
Le coût total de cet équipement est d’un million d’euros. Le chantier a nécessité la coordination de plusieurs corps de métiers : experts en études de sol et en géotechnique, entreprises de génie civil et d’électricité, spécialistes des cuves et des pompes…

De quoi s’agit-il ?
Ce décanteur-séparateur d’hydrocarbures, appelé également débourbeur, sert au traitement des eaux pluviales issues de la zone où se situent l’aérogare et les parties goudronnées. Il a pour fonction de récupérer les boues et de séparer les hydrocarbures présents dans l’eau, pour rejeter dans le Béal une eau non polluée. Il est installé en bout de piste, côté mer, en amont d’un bras mort du Béal.
Cette installation répond-elle à une obligation légale ?
Oui, elle est imposée par l’arrêté de prescriptions complémentaires du 21 mars 2001 relatif aux surfaces imperméabilisées de l’Aéroport Cannes-Mandelieu, dans le cadre de la Loi sur l’Eau.
Comment ça marche ?
Le décanteur est une cuve cylindrique de 12 mètres de long et de 3 mètres de diamètre, raccordée au réseau de canalisations, enterrée à
4,75 m de profondeur, sous une dalle de béton. Une station de relevage, équipées de deux pompes, permet d’évacuer les eaux après traitement. En cas de fortes pluies, un déversoir d’orage récupère le trop-plein et l’évacue dans le Béal. Un analyseur d’eau, constitué de composants chimiques et électroniques, contrôle la pureté de l’eau et émet une alerte en cas de problème.
Combien de temps ont duré les travaux et avez-vous rencontré des difficultés particulières ?
Les travaux ont commencé en février 2005 et ont été terminés en début l’année 2006. La principale difficulté a été de creuser dans la nappe phréatique jusqu’à six mètres de profondeur. Nous avons trouvé une zone de sables très perméables, gorgés d’eau, ce qui a compliqué les travaux. D’autres contraintes étaient liées à la situation du chantier, en bout de piste, sous la trouée d’envol des avions. Pour ne pas gêner le trafic aérien, nous étions limités à des engins de 3,50 mètres de haut. Les travaux de nuit n’étaient pas toujours possibles. De plus, la zone se situant en zone réservée, il a fallu aménager un accès spécifique au chantier.
|